Accueil Industrie Fédérations EuRIC : Le Recyclage des véhicules en fin de vie

BRUXELLES (MPE-Média) – Un webinaire dédié à l’évolution de la règlementation européenne et des pratiques liées au recyclage des véhicules en fin de vie était proposé ce 15 novembre par la Confédération européenne des industriels du recyclage (EuRIC). Détails.

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GD/HB : Amélie Salau (ACEA), Kira Taylor (modératrice), Emmanuel Katrakis (EuRIC SG), Olivier François (Gallo, EuRIC), Joost Schollaert (Galloo Plastiques), Fanny Rateau (ECOS) – (Capture d’écran MPE-Média)

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Les différents rôles des membres d’EuRIC (Source EuRIC)

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Les priorités des recycleurs pour le traitement des véhicules en fin de vie ou hors d’usage (Source EuRIC)

EuRIC et ses adhérents attendent actuellement les conclusions de la révision de la directive sur les véhicules en fin de vie (véhicules dits hors d’usage en France ou VHU), d’où le thème de cette session à laquelle participaient des experts et dirigeants du secteur, comme Paul Mayhew, directeur général chez MBA Polymères, président de la section recyclage des plastiques d’EuRIC, Christian Wimmer, directeur général de l’Environment, du traitement des déchets et des matières secondaires pour la Commission européenne, Amélie Salau, directrice des politiques enironnementales de l’Association européenne des constructeurs européens de voitures (ACEA), Emmanuel Katrakis, secrétaire général d’EuRIC, Fanny Rateau, en charge du programme européen d’harmonisation des standards industriels d’ECOS (Coalition européenne pour des standards environnementaux), Sandra Tostar, en charge des polymères chez Volvo, Joost Schollaert, Directeur général des plastiques chez Galloo Plastics, Olivier Francois, Directeur du Development du Groupe Galloo et Vice President d’EuRIC.

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Chez Volvo, qui s’est fixé un objectif zéro carbone exigeant, les voitures neuves devront contenir au moins 25% de R-plastiques d’ici 2025 (Source Volvo)

Pour Olivier François, Vice-Pdt d’EuRIC et directeur du développement du Groupe Galloo, l’obligation de l’éco-design des futurs véhicules sera un vrai changement. On passe là d’intentions assez théoriques au niveau souhaitable d’une norme de choix à respecter pour les constructeurs automobiles, comme le taux d’insertion d’au moins 25% de plastiques issus du recyclage dans la production des voitures neuves, ou encore la création d’une vraie chaîne de valeur entre ces derniers et les broyeurs, les recycleurs des véhicules dont le travail sera facilité:

« Il y aura une volonté réelle des constructeurs à récupérer la valeur des matières recyclées après destruction des voitures, par exemple pour le cuivre, abondant dans les voitures électriques, ou pour les métaux nécessaires pour produire les batteries. Cela donnera aux constructeurs une vraie opportunité de contrôle sur les volumes de métaux et de plastiques récupérés en fin de recyclage ». D’où la récente remarque d’Elon Musk (Tesla) à propos du contenu des batteries de voitures électriques qui contiennent certes du lithium mais aussi beaucoup de nickel, dont le prix continue d’augmenter en 2021.

« La quantité de cuivre pourrait être quatre fois plus important que celle que nous récupérons actuellement dans des voitures thermiques. Mais les experts disent que les moteurs électriques sont plus solides que les thermiques et pourraient durer jusqu’à une centaine d’années ! c’est donc complètement différent. C’est pourquoi les constructeurs de voitures électriques vont tout faire pour récupérer le cuivre et les autres matières dont ils auront besoin », nous répond Olivier François.

 

Réduire le volume des VHU « disparues du marché »

La révision en cours de la directive sur les véhicules en fin de vie est l’occasion d’adapter cette partie de la législation européenne aux objectifs du Green deal européen et du plan d’action économique (CEAP) de l’Europe, estiment les cadres d’EuRIC, qui voient aussi dans la révision de la directive sur les voitures électriques l’occasion de redonner de l’ambition à l’éco-design, réduire le volume de « disparition » du marché vers des destinations non déclarées et donc inconnues des voitures en fin de vie, et d’augmenter le volume des matières récupérées comme les plastiques.

 

« Quoiqu’il en soit, il faut une garantie de prix correct des plastiques en aval pour permettre aux industriels du recyclage d’investir dans de nouveaux équipements et d’atteindre les objectifs fixés », fait remarquer Joost Schollaert (Galloo).

Plus de 2 800 000 voitures thermiques circulent actuellement en Europe. La directive en préparation adresse une très longue période qui suivra celle du recyclage du parc de voitures et véhicules thermiques. « Ma crainte est que les objectifs de la Commission ne soient pas les mêmes dans ces deux cas », note Olivier François.

Amélie Salau (ACEA) ajoute que les voitures et véhicules électriques vont changer les priorités des constructeurs. C’est un challenge que personne ne pourra relever seul. L’industrie automobile prend très au sérieux ces enjeux circulaires au même titre que l’intérêt de ses clients.

En conclusion, Emmanuel Katrakis, Secrétaire général d’EuRIC insiste sur les points suivants : Une approche plus holistique est nécessaire pour décarboner l’industrie, au moment où l’industrie automobile change complètement de format ; les constructeurs et les recycleurs doivent du coup davantage travailler ensemble pour résoudre ce défi ; et pour ce faire, il faudra des règles claires pour favoriser l’économie de la ressource, l’innovation, les investissements, l’harmonisation des standards et des modes de destruction et de négoce des matières issues des opérations de recyclage. « Les recycleurs souhaitent voir augmenter le volume des matières issues du recyclage et obtenir un niveau réel de collaboration avec les constructeurs », résume-t-il.

Ce séminaire en ligne avait lieu juste avant la publication attendue après la mi-novembre par la Commission européenne, d’une nouvelle directive – déjà très contestée par les industriels du recyclage NDLR - sur les interdictions d’exporter des déchets de toutes sortes hors Europe, alors que les volumes de matières collectées, triées et préparées pour le recyclage sont largement excédentaires dans l’Union européenne. D’où un réel risque de chute des prix de ces lots de matières et de baisse des marges des recycleurs, ce qui les inquiète beaucoup.

 

Christophe JOURNET

Rédacteur en chef de MPE-Média

 

Voir aussi via : https://www.euric-aisbl.eu

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